Ukulélé n°31 Jazzy

Une envie, un plaisir : créer un ukulélé aux lignes « jazzy » en conjuguant un barrage en X et mon expertise en lutherie de violon. Inspiré par l’esthétique des plus belles guitares jazz, j’en ai adapté les proportions pour concevoir un modèle concert.

L’instrument repose sur des courbes asymétriques qui dessinent deux ovales de résonance fluides. Le chevalet est précisément centré sur l’ovale inférieur afin de maximiser la transmission vibratoire, tandis qu’un barrage en X assure l’équilibre acoustique sous la table. Enfin, l’utilisation d’une frette zéro unifie le timbre entre cordes à vide et cordes frettées, tout en permettant une action très basse. Ces choix techniques et esthétiques sont mis au service d’un jeu jazz.

Les formes aux courbes précises et travaillées en font des objets sculpturaux.

Le choix des essences repose sur leurs propriétés acoustiques : l’épicéa pour la clarté de la table, le noyer européen pour la rondeur du dos et des éclisses, et l’ébène pour la touche et le chevalet. L’acajou, utilisé pour le manche, assure la stabilité structurelle et optimise le sustain. Cette alliance garantit une parfaite définition et une séparation nette des notes .

J’ai privilégié une approche photographique qui souligne les formes, sans détailler les techniques de fabrication déjà présentées pour mes autres réalisations. Je suis particulièrement attaché à la beauté de ces courbes.

La qualité acoustique repose sur un barrage sculpté et affiné avec précision. L’ajustement de sa finesse, guidé par l’évaluation de la résonance au « taptone », permet d’optimiser l’équilibre harmonique et la richesse du timbre.

Quelle beauté ! La table et le dos sont désormais assemblés aux éclisses. Je tourne autour de l’instrument pour le photographier son élégance.

Le manche est collé et la touche est en préparation.

Le chevalet, le cordier et le bouton sont inspirés de la lutherie du violon. Je personnaliserai ce design lors de mes futures fabrications.

Le ukulélé est entièrement monté ; il ne manque plus que le vernis et les cordes.

Douze couches d’huile danoise ont été appliquées.

Le ukulélé est terminé et les cordes sont montées : il est magique !

Changement de cap : pourquoi ne pas monter des cordes en acier ? C’est désormais chose faite, après un remplacement des mécaniques.

J’ai confié ce prototype à Thomas, qui a réalisé deux enregistrements. Je vous recommande vivement sa chaîne YouTube pour découvrir ses interprétations et ses compositions.

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