Ukulélé n°35 Butternut

Nouvelle commande, réaliser le même ukulélé que le n°32 Butternut. C’est un challenge car les deux ukulélés auront le même foyer et pourront être comparer par le couple.

J’ai donc ressorti les plans et les formes de moulage.

Les bois utilisés sont : à gauche de l’acajou pour le manche, ensuite de l’épicéa pour la table, en dessous de l’ébène pour la touche et du merisier pour les éclisses et le fond.

Le fond est collé en portefeuille.

Les planchettes sont patiemment rabotées et poncées pour obtenir une épaisseur homogène sur toute leur surface. Le but est d’obtenir une épaisseur de 2 mm pour la table, les éclisses et le fond, de 3,5 mm pour la touche.

J’ai bricolé une jauge d’épaisseur au dixième de millimètre qui me permet de la vérifier sur toute la surface.

Une fois mis à la bonne épaisseur, les éclisses sont plonger dans un bain d’eau pendant 24 h pour les déformer à la chaleur sur les moules.

Les éclisses sécheront sur le moule, une fois sec le bois gardera la forme voulue.
Les éclisses seront réuni à l’aide des talons.

Les éclisses assemblées rentrent dans le contre moule extérieur qui permet de maintenir la forme du ukulélé. Cela permet de coller les contres-éclisses qui renforceront la forme de la caisse.

Les barrages en épicéa sont collés sous la table et le fond.

Une couche de vernis est appliquée sur la face interne du fond afin de le rigidifier et de favoriser la projection sonore vers l’avant. Après séchage l’étiquette est collée avant la fermeture de la caisse.

Le fond est collé à l’aide de serre joint maison.

La touche est préparée : les rainures de frettes ont été sciées et les repères de touche en nacre ont été incrustés. Le manche est désormais assemblé à la caisse avec un tourillon.

Les frettes ont été préparée, et sont mis en place. En haut du manche il y a la frette zéro, la douzième frette sera posée au trait de liaison entre le manche et la caisse.
Pour raccourcir les frettes qui dépassent, je protège la table avec des morceaux de chambre à air.
Le réglage de chaque frette est réalisé avec précision une fois cela fait, elles seront collées.

Le chevalet est ébauché ; une fois les finitions terminées, il est collé sur la table d’harmonie.

Je vernis les ukulélé à l’huile Danoise, en appliquant 12 couches pour obtenir un aspect satiné et très doux au touché.

Pour protéger la table en épicéa pendant les strums les plus endiablés, j’ai posé un film plastique protecteur fixé à l’huile danoise.

Les cordes sont montées, le ukulélé est parfait.

« En jouant ce ukulélé, j’ai redécouvert un son unique apporté par cette association d’essences de bois. Ce son a été à l’origine de la commande ».

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