Ukulélé n°32 butternut

Inspiration du ukulélé Jetel 1932

On m’a confié la réparation de ce ukulélé J.T.L. (Jérôme Thibouville-Lamy). Le fond et la table étaient décollés, et deux fissures sur le fond devaient être restaurées. J’en ai profité pour relever ses lignes et dimensions. Ce soprano possédant un son magnifique, j’ai décidé de l’interpréter au format concert, en simplifiant son design. Mon but est d’obtenir un instrument pur et brut, dédié à la musique.

Sur internet j’ai retrouvé le catalogue de vente du constructeur à l’origine de ce ukulélé français.

J’ai dû fabriquer des formes pour le cintrage des éclisses, ainsi qu’un moule extérieur pour maintenir la structure durant toute la phase de construction du ukulélé.

Voici les bois sélectionnés : la table sera en épicéa pour obtenir un son clair, tandis que les éclisses et le fond seront en merisier afin d’arrondir la sonorité. L’association de ces deux essences permettra de trouver un bel équilibre acoustique. Le manche sera en acajou, la touche en ébène et les contre-éclisses en chutes de noyer.

Après avoir laissé tremper les éclisses pendant 24 heures, je les ai formées à chaud sur les gabarits. Une fois sèches, je les ai réunies. Les tasseaux de cul et de manche maintiennent cet assemblage. Les contre-éclisses sont ensuite collées et maintenues sous pression avec des pinces à linge durant le séchage.

La caisse a été montée de façon classique, les éclisses sont collées sur la table, puis le fond.

Le manche a été collé, la douzième frette se situant exactement au niveau de la jonction manche-caisse.

Le ukulélé est protégé par douze couches d’huile danoise.

La finition soignée du frettage, associée à des repères de touche parfaitement incrustés, offre un confort de jeu optimal.

La présence d’une frette zéro, associée à un sillet en os parfaitement ajusté, garantit une action basse et une stabilité optimale des cordes.

Le chevalet en ébène sculpté dont le sillet a été corrigé sur la corde de Do pour améliorer la justesse.

« Le son est magnifique. Je l’ai emporté au festival de l’île d’Oléron ou je l’ai fait essayer. Quelques mois plus tard, j’ai été contacté pour savoir si je pouvais en fabriquer un nouveau ! »

« J’ai simplement accepté de céder ce modèle ! »

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